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4 ans !

A quatre ans, on aime toujours les livres mais, on adore aussi les dinosaures, les bonbons… Alors les gâteaux de bonbons en forme de dinosaure, je ne vous dis pas… Quant à une fête, sans ballons, c’est inconcevable !

Bon anniversaire Loulou !

4 ans

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Ecoute la pluie de Michèle Lesbre

Voilà un roman qui démarre fort. La narratrice part rejoindre l’homme qu’elle aime. Alors qu’elle attend le métro, un vieil homme s’approche du bord du quai. Il la regarde et lui sourit avant de se jeter sur les rails à l’arrivée de la rame.

« Puis le ronflement sourd de la rame qui s’approchait à grande vitesse a provoqué un frémissement parmi les rares voyageurs. Le vieil homme s’est tourné vers moi avec toujours ce sourire limpide, j’ai cru qu’il allait me demander quelque chose, mais il a sauté sur les rails comme un enfant qui enjambe un buisson, avec la même légèreté. »

Sonnée, elle quitte les couloirs du métro pour rejoindre l’air libre. Commence alors une nuit d’errance dans la capitale. Nuit qui sera réflexion sur sa vie, cette histoire d’amour, ce qui est important, ce qui l’est moins. Il lui faudra cette nuit pour faire le deuil d’un homme qu’elle ne connaissait pas et rejoindre enfin ce qu’elle est vraiment.

Un court roman très beau.

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Roman publié chez Sabine Wespieser.

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Le rêve Botticelli de Sophie Chauveau

Ce roman historique permet de découvrir l’oeuvre de Botticelli, sa vie ainsi que l’Italie dans laquelle il a vécu.

Je n’ai pas de connaissances assez précises dans aucun de ces trois domaines pour déterminer si ce qui est dit est juste, vraisemblable. Quoi qu’il en soit, cela a été un vrai plaisir de lecture. Ce roman m’a donné envie de revoir les tableaux du Florentin.

Sophie Chauveau s’est beaucoup documenté et nous trace la vie de Botticelli, grand amoureux des chats, entouré de sa famille-parasite dans un atelier où les commandes affluent. Le peintre est torturé par le doute, la quête de perfection. Quelques instants de bonheur formidable dans sa vie avant que les persécutions de Savonarole ne viennent le blesser physiquement et moralement.

En lisant ce roman, on voit les tableaux se faire sous nos yeux : Le Printemps, la Naissance de Vénus

Une lecture très agréable que j’ai poursuivi avec L’Obsession Vinci. Cette fois, Sophie Chauveau s’attaque à la vie de Léonard de Vinci. On en apprend beaucoup sur ses frasques, ses déboires. Certes, c’est un touche-à-tout génial mais il est dépeint ici comme un homme incapable d’aller au bout d’aucun projet tant il en commence cent à la fois. L’auteur s’attarde énormément sur la sexualité de Vinci mais nous parle trop peu de son travail. J’ai préféré la fin du roman dans laquelle on assiste aux derniers mois du génie en France, entouré de ses fidèles soutiens.

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Tout s’est bien passé d’Emmanuèle Bernheim

Comment qualifier ce texte ? Récit haletant d’une fin de vie ? Je ne sais pas.

Lorsqu’il démarre, on suit son auteur qui court pour rejoindre l’hôpital où son père vient d’être admis après un AVC. Les phrases sont courtes, hachées, à l’image de cette course éperdue pour arriver le plus vite possible. Elle raconte ensuite la convalescence : ce père diminué qui ne supporte pas ce qu’il est devenu, qui réclame de l’aide pour en finir car il ne veut pas de cette vie-là, cette vie qui n’est plus qu’une moitié de vie.

Mais comment faire ? Qui contacter ? En a-t-elle l’envie, le droit ?

On se met alors dans les pas d’Emmanuèle Bernheim, fidèle soutien, courageuse, émue et émouvante. Elle ne tait rien, pas même la lâcheté de certains qui n’hésitent pas à la dénoncer à la police, le courage d’autres qui d’un mot ou d’un geste apportent un soutien.

C’est un récit plein de vie, d’émotion, qui parle de la vie et de la mort. L’un n’allant pas sans l’autre.

Un très, très beau texte.

« Tout s’est bien passé, a dit une voix au téléphone. Alors votre père était de bonne humeur, il a bu sa première potion, et puis la deuxième, il l’a trouvée amère, il a dit qu’il aimait mieux le champagne. Nous avons mis de la musique, un quatuor de Beethoven, et il s’est endormi… »

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Publié chez Gallimard.

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Poussières d’étoiles…

Anne, je ne la connais pas ou, plutôt, je ne la connais que par l’intermédiaire de son blog, de ses jolies photos et de ses créations très originales.

Je l’ai croisée par hasard sur la toile il y a 3 ans. Je cherchais de jolis chaussons pour Loulou et je suis tombée sur une photo de ceux qu’elle confectionne si bien. Elle a créé ceux que j’attendais.

Depuis, je passe tous les jours sur son blog. J’aime y voir des photos de ce qu’elle fait, y voir grandir ses enfants, la lire et la découvrir un peu.

Alors, cette année, je lui avais passé commande d’une jolie housse pour mon carnet de notes mais, dans sa grande générosité, Anne m’a aussi offert une magnifique trousse et un très, très chouette album de coloriage pour Loulou.

Alors, Anne, merci du fond du coeur !

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Jeux croisés de Marie Sizun

J’ai tellement aimé Un Léger déplacement que j’ai poursuivi ma découverte des romans de Marie Sizun avec Jeux croisés.

Marthe est professeur de mathématiques. Mariée à Pierre, elle mène une vie sans histoire. Elle aime passer ses vacances dans la petite maison bretonne dont elle a hérité à la mort de sa grand-mère. Son mari déteste cette maison trop petite, sans confort. Il ne comprend pas qu’elle représente bien plus que quatre murs pour Marthe. Elle y a passé les six premières années de sa vie, aimée , entourée, choyée par cette grand-mère alors qu’Yvonne, la mère, refaisait sa vie à Paris, sans chercher à comprendre sa fille, sans même essayer de s’en rapprocher.

Alors, lorsque pierre la quitte, Marthe perd tout ce qui était bon dans sa vie. Il lui donnait confiance et l’aimait alors que sa mère et sa demi-sœur passent leur temps à la dévaloriser, elle qui n’a même pas été capable d’être mère.

Marthe perd pied. Elle décide de quitter Paris pour rejoindre la Bretagne qui lui semble alors un refuge ou nul ne la jugera. Elle part et, en chemin, alors qu’elle s’arrêt faire quelques provisions, elle rencontre quelqu’un qui semble aussi délaissé qu’elle, aussi malheureux qu’elle : Ludo. Il a environ 8 mois, il hurle dans un caddie, s’en que personne ne se soucie de lui.

Alors, Marthe, qui n’a jamais aimé les enfants, qui n’a jamais souhaité en avoir, s’empare du petit garçon.

Elle quitte le magasin avec l’enfant et rejoint la Bretagne.

Elle y passera 5 jours. C’est peu et pourtant ce court séjour la rendra à elle-même.

Evidemment, Ludo a une mère. Elle s’appelle Alice. Elle a 18 ans et, bien souvent, sa vie de mère célibataire lui pèse. Elle est si jeune, elle voudrait s’amuser ! Alors, Alice attend un peu avant de déclarer qu’elle a perdu son fils.

Ce roman se lit très vite. On a très envie de savoir ce qui va advenir de ses deux femmes si différentes avec, pourtant, autant de fêlures, de blessures et de souffrances. Ce qui est marquant, c’est leur solitude et le poids du silence.

La réussite de Marie Sizun est aussi de faire de Ludo un personnage à part entière. Petit bouddha, il est songeur, tranquille. Il observe ce qui se passe autour de lui et joue vraiment un rôle de révélateur.

Un roman très beau à lire absolument !

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Roman publié aux éditions Arléa et au Livre de poche.