1

Mouk, la course de dromadaires

Enorme coup de coeur pour cette série formidable !

Mouk, un ourson, et son copain Chavapa, un chat, font le tour du monde à vélo. Lors de leurs différentes étapes, ils échangent avec les habitants, découvrent la faune et le flore. Ils sont toujours prêts à aider ceux qui croisent leur chemin, à découvrir de nouvelles coutumes.

Canada, Crête, Australie… ils sont infatigables !

Les histoires sont intéressantes, les personnages très attachants. Quant, aux décors, ils sont sublimes et foisonnent de détails pour en apprendre davantage sur les pays traversés. Les personnages respectent l’environnement qu’ils traversent dans lequel on voit de multiples panneaux solaires et autres sources d’énergie renouvelables.

A voir et à revoir sans modération !

Mouk 1

1

Meuse l’oubli de Philippe Claudel

Le narrateur a perdu la femme qui l’aimait, le comprenait et ne le jugeait pas. Elle s’appelait Paule. Elle était belle, vivante c’est-à-dire pleine de vie, humaine et aimante.

Paule est morte et le narrateur ne supporte pas de vivre dans les lieux qu’elle a vus, dans les endroits qu’elle a fréquentés, avec les personnes qu’elle a côtoyées.

Il part.

Il trouve refuge dans un petit village où il terre son chagrin. Il se tait et fait le décompte des jours depuis que Paule n’est plus.

Cette retraite loin du monde de Paule va lui permettre d’apprivoiser son chagrin. Il va se rappeler les doux moments en sa présence, ceux qui lui ont permis d’oublier son enfance auprès d’une mère qui ne l’aimait pas.

Petit à petit, au fil des rencontres, des mots échangés ou entendus, il fera son deuil.

Un roman qui m’a fait penser au Rapport de Brodeck de Philippe Claudel. On y retrouve l’atmosphère d’un petit village qui semble retrancher du monde, l’arrivée d’un inconnu qui intrigue. On est toutefois bien loin de l’atmosphère glaçante et étouffante de ce roman.

Le premier roman de Philippe Claudel. Une très belle lecture, presque poétique.

meuse

1

1 an au potager

Voilà un hors-série de Wakou à ne pas rater pour les jardiniers en herbe !

On y apprend tout sur les fruits et légumes du potager de façon claire, précise, brève. Les photos sont très belles et donnent envie de croquer tout cela. Il y a aussi les bons conseils de papi avec la fabrication maison d’un engrais pour les plantes.

Sans oublier les pages de jeux illustrées par Amélie Chevalier que l’on aime beaucoup.

jeux

Un numéro que l’on a plaisir à feuilleter ici et que l’on va garder précieusement pour nous améliorer encore au jardin !

wakou-hors-serieHors-série Mai-Juin 2013

1

Mes gommettes pas bêtes

Le dessin, les gommettes, les collages… ce n’est pas vraiment mon truc. J’aime cela mais, parfois, le résultat ne correspond pas à l’intention !

Pour m’aider et devenir une pro, j’ai trouvé ce petit livre : Mes gommettes pas bêtes.

Etape par étape on apprend à réaliser avec des gommettes basiques tous les animaux (lapin, poussin, grenouille…) ainsi que des arbres, des nénuphars et j’en passe.

Le plus difficile ? Retrouver les gommettes adéquates dans la boîte !

Un investissement (minuscule, environ 5 euros) indispensable !

lapin gommettes

gommettes

éditions Fleurus.

0

La première chose qu’on regarde

Arthur Dreyfuss est garagiste. Un soir, alors qu’il regarde un épisode de sa série préférée, on frappe à sa porte. Il ouvre. Face à lui, Scarlett Johanson. Un choc forcément ! Comment une telle beauté hollywoodienne peut-elle se trouver là, dans le Nord de la France, chez Arthur ? Pour quelles raisons ? On découvre rapidement que Scarlett est en fait Jeanine, mannequin pour robe de mariée échappée de la dernière tournée Pronuptia, que tout le monde la prend pour l’actrice hollywoodienne, qu’elle n’en peut plus d’être une autre, de ne pas être simplement Jeanine. Arthur lui aussi se révèlera plus complexe qu’il n’y paraissait d’abord. Il a ses fêlures, ses blessures d’enfance, une passion pour la poésie.

Petit à petit, ils s’apprivoisent et apprennent à voir plus loin que les apparences puisque c’est bien cela le thème de ce roman.

J’ai aimé l’intrigue. J’avais envie de savoir ce qui allaient arriver à ses deux personnages. On est presque dans un roman d’apprentissage même si celui-ci est très bref : 6 jours, le temps de leur vie à deux. J’ai aimé aussi ce décompte de leur temps en commun puisque le narrateur le rappelle régulièrement. J’ai aimé encore les citations du poète Jean Follain qui ponctuent régulièrement le texte, donnant un éclairage particulier aux personnages.

J’ai moins aimé le style ou ce qui m’a semblé étonnant : Arthur et Jeanine sont capables de très belles envolées lyriques (je pense notamment aux paroles que le sosie de Scarlett Johansson murmure à l’oreille de la maman d’Arthur) pourtant, ils ont tous deux arrêté l’école assez tôt, ils ont grandi dans un milieu qui n’étaient pas particulièrement ouvert sur la culture, le monde, l’autre. Mais cela ramène encore à la question des apparences. Après tout, en tant que lecteurs, nous sommes peut-être amenés à revoir le regard que l’on porte sur l’autre.

Un conte de fée noir.

Delacourt