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Le Noël de Fenouil

Dans le terrier, les petits lapins ont bien compris les conseils de papa lapin : pour que le père Noël soit content, il faut être gentil avec les autres et partager ce que l’on a. Fenouil a tellement bien compris que, dès le lendemain, il met en application cela en distribuant aux animaux de la forêt les réserves de sa famille. Et voilà des graines pour les oiseaux qui ne trouvaient rien sur le sol gelé, des épis de blé pour les chevreuils glacés dans la neige, des fruits pour les sangliers.

Evidemment, sa maman est effondrée lorsqu’elle découvre le garde-manger vide. Ses frères et soeurs lui en veulent beaucoup. Papa lapin, lui, relativise : Fenouil a voulu bien faire. Il leur reste de quoi tenir jusqu’à la fin de l’hiver et, le plus important est qu’ils continuent à se serrer les coudes.

Arrive le soir de Noël où une très belle surprise attend Fenouil !

Un très joli album pour apprendre à partager et à retrouver « l’esprit de Noël ».

Les dessins sont tout en délicatesse, les couleurs très douces.

On adore !

Fenouil

Album publié aux éditions Mijade.

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La grosse faim de P’tit Bonhomme

P’tit bonhomme se réveille : il a très faim. Il va à la boulangerie mais il n’a pas de sous ! Le boulanger lui propose un marché : s’il lui ramène de la farine, il lui donnera du pain. P’tit bonhomme va alors voir le meunier. Celui-ci lui réclame du blé en échange de la farine. Il va alors chez le paysan…


Vous l’aurez compris, cet album permet de comprendre comment on parvient du blé au pain. On suit donc ce P’tit bonhomme débrouillard et très gentil, prêt à aider chacun et même à partager son pain.

Les illustrations nous plaisent bien et le texte est plein d’humour. On apprend ainsi que la paysan est juste « entre sa casquette et ses bottes ». Des petites touches de poésie par ci par là : la rivière a besoin d’aide pour faire son lit ce matin là.

Un album basé sur le cheminement, dans un sens puis dans l’autre.

Album publié chez Didier Jeunesse.

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Contrat

La photo de la semaine chez Leil.

Il viendra.

Elle sait qu’il viendra.

« Quand » demeure la part mystérieuse de l’affaire.

Sa décision a été prise. Mûrement réfléchie. Elle s’est interdit d’y revenir après avoir signé le contrat. Elle l’a même stipulé dans les clauses personnelles.

Son mari parti, les enfants casés au loin, trop pressés et débordés pour venir la voir. La maison trop grande pour elle seule. Tout cela lui pesait mais, ce qui avait fait pencher la balance, c’était son gentil médecin de famille.

« Vous savez Madame Carlin, il existe des traitements, on peut vous aider à supporter la douleur, à ralentir la progression de la maladie ». Il avait tout expliqué avec douceur et elle avait secoué la tête doucement elle aussi. Elle en voulait pas ralentir quoi que ce soit. Elle voulait continuer à vivre, ne pas être dans le flou, dans le vague à cause de médicaments censés atténuer ses souffrances. Elle ne voulait pas souffrir non plus, subir des interventions qui de toute façon ne la guériraient pas. Elle lui avait assuré qu’elle reconsidérerait sa décision.

Au fond d’elle, elle savait avec certitude qu’elle ne reviendrait pas sur ce choix. Il lui faudrait en finir.

Par elle-même ? Hors de question ! Elle avait toujours été contre cette possibilité ultime. Non, elle voulait quelque chose de plus… imaginatif. Elle avait repensé aux romans policiers qu’elle aimait tant et lisait avec passion  depuis des années. On y engageait des tueurs à gages, on y trouvait sans problème des solutions pour éliminer les ennemis quels qu’ils soient. Alors, régler son compte à son ennemi à elle, quitte à lui régler son compte à elle, ne lui semblait pas inconcevable.

Le plus difficile avait été de trouver les bonnes personnes mais le subterfuge d’un roman à écrire lui avait permis de discuter avec divers policiers, détectives et gendarmes. Elle avait ainsi trouvé LA bonne personne. Elle ne l’avait jamais vue. Elle lui avait parlé deux fois. Elle avait payé et fixé ses conditions : rapide, sans douleur.

Elle ne manquerait à personne.

Elle n’avait plus qu’à attendre.