1

Escapades en famille

Voilà un guide touristique rempli de bonnes idées. Son objectif ? Allier visites et programmes scolaires du CP à la 3ème.

Il est plutôt bien construit et il est facile de s’y retrouver.

On choisit sa région. Une idée de promenade par page est alors proposée. Sur la fiche, une présentation du lieu à visiter, des infos pratiques (ouverture, adresse, prix, les éléments à prendre en compte : chien admis, poussette à disposition…). En bas de page, une présentation de l’intérêt pédagogique de la visite en fonction de l’âge de l’enfant et des programmes scolaires.

Un index des sites par régions et un index par discipline scolaire est également disponible à la fin de l’ouvrage. En plus, on trouve aussi en plus des cartes, des photos, des rabats, des infos pratiques.

Un guide à découvrir en famille.

Guide publié chez Magnard.

1

Léon ne sait pas dire non

Une très jolie histoire pour apprendre à dire non.

Léon a une jolie barque. Il donne un coup de rame mais Joseph la girafe l’appelle :

– « Léon, Léon, emmène-moi, j’ai mal aux pieds ! »

Léon ne sait pas dire non et fait demi-tour.

Avec Joseph dans sa barque, Léon a le temps de donner deux coups de rame quand Myriam l’hippopotame l’appelle. Elle ne peut aller dans la rivière car elle a peur de se mouiller.

Léon ne sait pas dire non et fait demi-tour.

Accompagné de Joseph et Myriam, Léon a le temps de donner trois coups de rame quand…

Vous l’aurez compris, la barque de Léon va se remplir. Il aura le temps de donner jusqu’à dix coups de rame.

Finalement, elle coule. Tout le monde se trouve à l’eau. Léon aura appris que parfois, il vaut mieux savoir dire non.

Un très joli album. Ce sont les dessins qui m’ont attirée à la librairie. Les couleurs sont douces, les personnages en rondeur. Les animaux qui montent dan la barque changent un peu de l’ordinaire : pangolin, phacochère…Le refrain plaît à Loulou qui a une page préférée : celle où tout le monde est à l’eau.

Album publié chez Alpha book.

1

Uki et ses amis – Les 10 boutons

Un livre pour apprendre à compter, réviser les parties du corps et rigoler.

Varicelle et rougeole ont débarqué dans l’école d’Uki.

Personne n’est épargné. Sur chaque page de gauche, un chiffre rouge en velours à toucher. A droite un personnage. Il faut le soulever pour découvrir où il a un ou des boutons. Ceux-ci sont également en velours rouge afin de mieux les associer au chiffre.

On atteint ainsi 10 et, celle qui est ainsi touchée est… la maîtresse qui a 10 boutons sur les fesses !

Un album rigolo à découvrir.

Album publié chez Casterman.

 

1

Le Chapeau de Mitterrand

Un soir, à Paris, Daniel Mercier, dîne dans une brasserie. Sa femme et son fils sont absents et, il est bien décidé à profiter de cette soirée en solitaire pour savourer un excellent dîner.

Au cours du repas, il voit s’installer à la table voisine un illustre convive : François Mitterrand. Daniel fait durer son repas pour profiter au maximum de cette présence et des bribes de conversations qu’il parvient à glaner.

Le repas achevé, le Président s’en va, oubliant son chapeau. Daniel a un instant d’hésitation : le rapporter ou garder la trace de ce dîner hors du commun ? Il opte pour la deuxième solution. Le couvre-chef va alors lui donner une assurance qu’il n’avait pas jusque là. Il agit comme un talisman : Daniel ne craint plus rien. Il prend la parole, ose et gravit ainsi les échelons de son entreprise très rapidement. Quelques temps plus tard, il perdra le chapeau dans un train. Une jeune femme s’en emparera et verra elle aussi son destin transformé.

Nous suivrons ainsi trois des « propriétaires » du chapeau de Mitterrand. Tous verront leur vie bouleversée, remise sur les rails, métamorphosée.

Sur fond des années 80, on se plonge avec délice dans ce court roman tout à la fois réaliste et fantasque.

Les paroles ultimes de François Mitterrand prononcées lors de ses derniers voeux présidentiels en 1994, prennent alors une autre dimension : « Je crois aux forces de l’esprit et je ne vous quitterai pas. »

0

Jolie surprise !

La semaine passée, dans ma boîte aux lettres, j’ai trouvé une enveloppe venant d’Allemagne… Mystère, mystère…

En l’ouvrant, j’ai eu la surprise de trouver deux merveilles crées par Anne.

Elle était déjà présente aux pieds de Loulou. Maintenant, elle ne quittera plus mon sac à main.

Un cadeau d’autant plus joli qu’il était inattendu !

Merci Anne pour ta délicatesse.

Retrouvez ses créations dans sa boutique en ligne.

1

Taupi cherche sa maman

Ce matin, Taupi se réveille en larmes : elle a fait un affreux cauchemar ! Elle appelle sa maman mais, celle-ci ne répond pas. Taupi se met à sa recherche. En vain !

Heureusement su sa route, elle va rencontrer des amis qui vont tous lui donner un indice. Le ver de terre l’a vue dans le jardin. Il faut alors soulever un volet qui laisse apparaître ce qui pourrait être l’oreille de maman Taupe. Une fois la page tournée, on se retrouve dans le jardin où l’escargot conseille de regarder dans un petit trou. On soulève le volet et on voit une tache rose qui ressemble fort au nez de maman taupe. On tourne la page et on se retrouve chez la petite souris.

Ainsi de suite jusqu’à la fin de l’album. Taupi y est alors désespérée. Toujours pas de trace de sa maman… Mais, à ce moment, la terre se met à trembler et même à se soulever grâce à une tirette. Une taupinière apparaît : maman taupe est de retour !!!

Un album qui a la côte ! On aime les couleurs, les personnages tout en rondeurs, les volets à soulever…

A découvrir absolument !!!

Album publié chez Casterman.

1

Qui a mangé mon amie la chenille ?

Voilà le dernier coup de coeur de Loulou.

Le cochon cherche en vain sa copine la chenille dans le pré.

Un à un il va questionner les animaux qui passent par là. Il leur demande si, par hasard, ils n’auraient pas mangé son amie. Tous vont lui répondre par la négative et, en soulevant un volet sur leur corps, on découvre ce qu’ils ont l’habitude de dévorer.

Le cochon est très triste : pas de trace de son amie ! A ce moment-là, quelqu’un lui demande ce qu’il mange lui. Le cochon adore les pommes et, horreur ! la chenille, elle aussi, est friande de ce fruit. Le désespoir du cochon augmente, il est est persuadé d’avoir dévoré la chenille.

Heureusement, une petite voix se fait entendre et, dans un joli pop-up, apparaît un papillon.

Tout est bien qui finit bien.

Un livre très chouette !

Album publié chez Thomas éditions.

1

Avenue des géants de Marc Dugain

Edmund Kemper est né en 1948. Il devient célèbre à l’âge de quatorze ans en assassinant ses grands-parents. Interné dans un hôpital psychiatrique, il est libéré cinq ans plus tard. Il tuera alors six jeunes filles ainsi que sa mère et l’une de ses amies.

Toujours incarcéré en Californie, il a inspiré Marc Dugain pour son dernier roman.

Dans Avenue des Géants, il se nomme Al Kenner. Du haut de ses 2,20 mètres, il observe les Etats-Unis, la société qui l’entoure.

L’intérêt du roman de Dugain est sans doute là. Il aurait pu écrire une oeuvre avec des descriptions sordides de cadavres, de meurtres, de mutilations. Non, les actes monstrueux commis par son personnage sont concentrés en quelques lignes. Pour le reste, on le suit soit dans sa vie passée alors qu’il essaie de gérer, ses démons, ses « mauvaises pensées » comme il le dit lui-même, soit dans ses séances de parloir où il retrouve une femme, Susan, dont on comprendra mieux la présence au cours du roman.

Al Kenner, raconte comment il en est arrivé là. Il s’analyse méthodiquement. Doté d’un QI supérieur à celui d’Einstein, il ne laisse rien passer. Il commente ses faits et gestes, analyse ceux de ses proches. Comble, sa connaissance de la psychologie lui permettra même d’aider la police à arrêter un serial killer.

On découvre les mécanismes qui se sont mis en place depuis sa petite enfance et qui l’ont conduit à devenir cet homme qui essaie en vain de s’intégrer, d’être normal. Il sent lorsque le Mal reprend le dessus, il lutte, s’abrutit d’alcool, de grands espaces.

Son existence se replace dans le contexte des années 60 aux États-Unis et on suit cet homme en même temps qu’une société qui se cherche dans laquelle certains tentent de créer une nouvelle utopie.

On est littéralement happé par les failles de ce personnage. On suit son parcours qui ne peut être que tragique. On assiste à la construction d’un être qui ne peut mener qu’à sa destruction.

Roman publié chez Gallimard.

« J’attends qu’elle (= sa mère ») m’en parle. J’attends qu’elle me parle tout court. Mais elle ne le fera jamais. C’est elle qu’il fallait enfermer, pas moi. Vous savez, je ne veux plus être sa marionnette. Quand j’ai tué mes grands-parents, j’étais sa marionnette en quelque sorte. Je ne peux plus concevoir de tuer ou de faire quoi que ce soit d’illégal, j’aurais l’impression que c’est elle qui arme mon bras et je ne veux surtout pas lui donner ce loisir. » (p.242)

0

Esquimaux à la fraise

Je voulais essayer depuis un petit moment. Ca y est, c’est testé et approuvé !

Il faut des moules à esquimaux. Les moins chers sont chez le Suédois, les plus jolis dans sa boutique.

Pour 6 esquimaux :

– 250 g de fraises (les laver et enlever les queues) ;

– 50 g de sucre glace ;

– 1 yaourt nature (j’ai testé avec un yaourt fait maison) ;

– 25 g de crème fraîche épaisse.

On mixe le tout. On remplit chacun des 6 moules jusqu’au trait. On insère le bâtonnet et hop, au congélateur pendant minimum 4 heures.

Pour démouler facilement, on passe le moule sous l’eau tiède.

5

Vacances… plus rien à faire du tout…

Leil a choisi une photo de vacances cette semaine :

– Alors, c’était comment hier  soir ?

– Comme d’habitude : un petit potage à 18 heures pour ne pas changer de l’habitude.

– Tu plaisantes?

– Si seulement, je pouvais ! Je t’assure, ils sont pires que le personnel de la maison de retraite. D’ailleurs ils feraient mieux de m’y laisser plutôt que de m’infliger cela. Ils essaient de se donner bonne conscience deux semaines dans l’année. Ils louent une jolie villa sur la côte. Les enfants profitent de la plage et mamie est posée là-dedans comme un joli fauteuil. moi, je rêverais qu’ils m’emmènent dans leurs promenades sur le front de mer mais, ils disent que cela va me fatiguer. Quand ils sortent le soir avec les petits pour se promener sur la plage, j’adorerais être avec eux pour balader mes vieilles jambes dans l’eau  salée sous le ciel étoilé. Au lieu de ça, je fais semblant de dormir dans ma chambre avec la télé allumée en sourdine.

– Pourquoi tu ne leur dis rien ?

– Je ne veux pas paraître une mamie indigne pardi ! J’essaie de me conformer à l’idée qu’ils se font de la grand-mère parfaite. Je suis sage et silencieuse. Ca permet à ma belle-fille de mieux supporter ma présence. Je ne gêne personne. La seule chose positive dans tout ça, ce sont les promenades du matin ! J’ai le droit d’accompagner les petits à la plage pendant une heure. Ils jouent dans le sable avec interdiction de se baigner « pour ne pas fatiguer granny, mes chéris » dit Lucy ma belle-fille. Alors, tu les vois là-bas, la mort dans l’âme, à faire château de sable sur château de sable. Moi, je peux papoter tranquillement avec toi. Me rappeler le bon vieux temps ! Quand, ensemble, on nageait très loin. Tu te souviens ?

– Evidemment, on allait jusqu’au rocher là-bas. Personne n’aurait pu nous retenir. On faisait des paris fous ! Celle qui gagnait la course avait droit de demander à l’autre ce qu’elle voulait.

– Oh oui, je me rappelle de la fois où j’ai exigé d’embrasser ton fiancé de l’époque.

– Tiens c’est vrai, j’avais oublié ça. Tu vois, moi, je n’avais pas refusé mais, lui, il s’est dérobé. D’ailleurs, après, j’ai rompu !

– Oh, déjà 11h Il va falloir qu’on rentre. « Granny » n’a pas envie de se mettre en retard. Allez, j’appelle les petits. Il est temps de retrouver la villa. J’ai la journée devant moi pour ne rien faire.