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Petit Léon va chez le pédiatre

Un petit album pour se familiariser avec les visites chez le pédiatre ou le généraliste.

On suit la consultation de Léon pas à pas. Depuis le déshabillage jusqu’au départ, en passant par la pesée, l’auscultation, etc.

Les instruments du médecin (toise, stéthoscope, otoscope…) sont bien visibles et leur fonction clairement exprimée dans le texte.

Voilà de quoi rassurer les petits loulous !

Le format de l’album permet de le glisser facilement dans le sac à main pour pouvoir patienter… dans la salle d’attente du pédiatre !

Un coup de coeur pour le petit doudou de Léon qui participe lui aussi à la visite médicale.

Album publié chez Mijade, collection Petit train.

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Super loup et les trois petits cochons

Super loup est très efficace. Il sauve un petit cochon de la noyade. Ensuite, il récupère son frère pas très doué pour l’escalade en haut d’un arbre. Bien entendu, il aidera aussi le 3ème petit cochon.

Epuisé par ses exploits, il rentre chez lui pour retrouver son papa et sa maman. Au cours du dîner, il ne manque pas de raconter sa formidable journée et tous les services qu’il a rendus aux trois petits cochons.

Cela n’a pas l’effet escompté et il se retrouve de corvée de vaisselle… Son papa n’a pas apprécié son repas du soir : des petits pois et des carottes alors qu’il aurait pu dévorer les petits cochons ! Quel scandale !

Vraiment, il y a des héros incompris !…

Un album très rigolo.

Album publié aux éditions Frimousse.

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1 brin d’herbe 1000 brins d’herbe

Voilà un album qui fonctionne sur l’opposition constante entre 1 et 1000.

Avec 1 brin d’herbe on fait un sifflet mais avec 1000 brins d’herbe on a un terrain de foot pour s’amuser avec les copains.

1 caillou ça fait mal au pied dans la chaussure mais avec 1000 cailloux, on peut faire une jolie musique dans un seau en métal.

1 cheveu dans la soupe, ce n’est pas très agréable mais avoir les 1000 cheveux de Maman qui chatouillent dans le cou, c’est une autre histoire.

Les dessins sont très jolis, les couleurs vives.

Loulou n’est pas encore sensible à la poésie de cet album mais il l’aime déjà beaucoup.

Album publié chez Albin Michel Jeunesse.

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Le héron de Guernica d’Antoine Choplin

Voilà un roman que l’on dévore d’une traite. Il est court et lorsqu’on l’achève on se dit qu’on aurait aimé suivre le personnage plus longtemps. Mais, en même temps, cette brièveté lui convient parfaitement.

Basilio est un jeune homme plutôt pauvre. Il rend service dans des fermes, loge chez Maria, est amoureux de Célestina. Basilio a surtout une obsession : peindre les hérons qui gîtent dans le marais tout près de Guernica. C’est d’ailleurs là qu’il se trouve lorsque la ville est bombardée. Il vient tout juste de quitter le marché et il essaie de coller au plus près de la réalité dans son dessin : faire en sorte que le héron du papier et celui du marais ne fassent plus qu’un.

Mais comment peindre après ? Une fois que l’on a vu l’horreur, que l’on a perdu ce que l’on aimait, que l’on a touché la mort ?

Comment peindre quand on n’a rien vu ? Basilio ne comprend pas comment Picasso a pu retranscrire sur une toile des événements dont il n’a pas été le témoin direct, lui qui n’a touché l’horreur de Guernica qu’à travers les photos parues dans les journaux.

Ce roman est donc tout à la fois une réflexion sur l’art, sur la vie, sur l’amour. Un roman d’apprentissage également pour le jeune Basilio qui va grandir en quelques instants.

J’ai adoré ce roman qui donne à voir Guernica. Les passages concernant le bombardement font évidemment écho au tableau de Picasso et l’on voit les taureaux, les chevaux, les femmes et les enfants unis dans la même douleur, la même horreur.

J’ai été touchée par Basilio qui ne sait comment dire la perte de l’être aimé mais préfère évoquer une chemise.

Un roman à lire absolument. Sans se précipiter, en savourant chaque mot, jusqu’au moindre battement d’aile d’un héron.