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Apostrophe(s)

Voilà la photo choisie par Leil cette semaine.

1 heure. Cela fait 1 heure qu’il est là. Il a déjà bu trois expressos. Il ne peut pas continuer à ce rythme. Totalement impossible sous peine de devenir une vraie pile électrique.

Je ne l’imaginais pas comme ça. Je pensais qu’il étais sans cesse entouré, accompagné. Solitaire certes mais, juste dans la pénombre de son appartement au moment de la création. En fait, il ressemble simplement à un homme banal. Banal et triste.

Il attend que le temps passe. Il regarde la rue se remplir et se vider au rythme des feux tricolores. Je suis certaine qu’à midi il sera encore là. On sera passé de l’expresso au petit jaune. Seule différence. Ensuite, je le vois très bien rentrer en titubant un peu. Pousser la lourde porte cochère de son immeuble avec quelques difficultés. Monter ses trois étages grâce à l’ascenseur pour ensuite rentrer chez lui et se laisser tomber sur son lit pour tout l’après-midi. A la nuit tombée il sortira, rejoindra ce café pour l’apéro et rentrera à nouveau chez lui dans un sale état.

Pas étonnant qu’il ait si mauvaise mine. Un regard de chien battu, les paupières lourdes la peau terne, le cheveu sale…

J’ai presque envie de changer de place. De me mettre sur la terrasse de son côté. De me planter devant lui et de lui dire :

« Bonjour, je m’appelle Émilie. Vous ne me connaissez pas et pourtant moi, j’ai l’impression de vous connaître. J’adore ce que vous écrivez et cela fait longtemeps que vous ne m’avez pas donné rendez-vous dans les rayons d’une librairie. Je peux espérer vous y retrouver bientôt ? »

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Méli-mélo dans la jungle

Voilà notre chouchou du moment : un livre qui combine la lecture et le jeu.

Le principe est simple : 15 animaux de la savane aimantés vont pouvoir se promener dans les pages de cet album. Il faudra à chaque fois respecter la consigne de jeu proposée : trouver la meilleure cachette pour les animaux en fonction de leur pelage, associer la maman à ses petits.

Le livre est robuste, les aimants faciles à manipuler par les petites mains, les couleurs vives.

On aime aussi, le rangement prévu dans la couverture du livre pour ne perdre aucun animal.

Bref, on est fans !!!

Album publié chez Albin Michel jeunesse.

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Cordon

Je peux à nouveau participer au défi de Leil.

Pas possible ! Il ne m’auraient pas fait une chose aussi abominable ! Pas à moi. Mon petit, mon tout petit… Tout ça à cause de cette pimbèche. Juste capable de minauder, de mettre des talons hauts et de tourner les têtes. Et lui, forcément, il n’y a vu que du feu.

Pourtant, même pas capable de lui faire un pot au feu correctement. Son dessert préféré, son riz au lait, toujours brûlé ou collant. Et puis, cette incapacité à tenir correctement leur appartement. Pourtant, un studio, il ne faut pas me dire que c’est immense et qu’y faire un semblant de poussière est insurmontable. Non, trop occupé à lire, à faire son intellectuelle, à s’intéresser à la politique. Bref, à jouer les hommes.

J’ai pourtant essayé de le lui faire comprendre à mon petit loup. En douceur, je l’ai invité. On a discuté. J’avais même invité Gabrielle, la fille de la voisine. Charmante, discrète. Pas un rire plus haut que l’autre. Il ne lui a même pas jeté un coup d’oeil.

Mais, là, c’est trop. J’arrive à l’heure dite, le jour fixé. Sur le parvis de Notre-Dame. Prête à leur montrer toutes les jolies décorations que j’ai préparées pour leur mariage la semaine prochaine. Des heures à confectionner des tourterelles en origami… Et j’apprends quoi ? Que la chair de ma chair s’est mariée la semaine dernière ! Cette fois, je pense qu’il a coupé le cordon comme dirait son père. Tiens, d’ailleurs, je suis certaine qu’il était au courant celui-là !

10

Soldes

J’ai essayé de me mettre dans l’atmosphère de cette semaine pour le défi de Leil.

© Kotimages

Rester ou ne pas rester… Drôle de question. D’un côté, ça me tente vraiment. D’un autre, je n’oserai jamais. Fichue pudibonderie ! Ca vaut le coup quand même. Un haut et un bas offert pour les cent premiers à se présenter nu le premier jour des soldes ! Faut oser, c’est vrai mais, j’ai repéré des trucs vraiment bien dans cette boutique… Ah, si Marie était avec moi, elle saurait trouver les arguments… Je suis timide, c’est vrai mais, après tout, je ne connais personne à Paris. Et puis, ce sera tellement la cohue que personne ne m’apercevra. Il faut juste être dans les cent premiers, sinon, tu as vraiment l’air ridicule nue sur le trottoir alors qu’il fait 5 degrés dehors… Bon, il ne me reste plus qu’à passer la nuit ici sous mon parapluie comme ça, je serai la première devant la boutique. Oui, mais alors, je vais avoir tellement froid qu’au moment de me déshabiller je serai incapable de bouger. Non, le plus simple, c’est de rentrer. Mettre mon réveil à sonner à 6 heures du matin et venir ici bien tranquillemnt. Si je vois qu’il y a déjà trop de monde, je rentre me recoucher. Mais, est-ce que ça vaut vraiment la peine… Après tout, ils se font juste un coup de pub sur notre dos. Il y aura sûrement des photographes, voire même la télé… J’imagine si maman voit mes fesses au 20 heures. Non, c’est pas possible ! Mais, elle est tellement jolie cette jupe bariolée…

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Le grand imagier des petits d’Ole Könnecke

Des imagiers, il y en a des tonnes en librairies, par thèmes, par âges…

Mais, celui-ci, il est vraiment génial. Tout le monde l’aime parce qu’il raconte des histoires aux tout petits l’air de rien et parce qu’il fait des clins d’oeil rigolos aux parents de temps en temps.

Il se présente comme un imagier « classique ». Des objets avec leurs noms écrits dessous sur une grande double page. On passe de la maison au jardin, au parc, au zoo, etc.

Mais, au coeur même de la page, on peut presque raconter une histoire si l’on y regarde de plus près et si on lie les dessins entre eux.

Et puis, cet imagier ne se contente pas de mettre des mots sur des objets ou des lieux, il passe aussi en revue les émotions, les actions du quotidien, les parties du corps, les formes, les lettres de l’alphabet, les chiffres.

J’adore la page où sont présentés les moyens de transport. On passe du landau à la poussette au vélo, etc. pour arriver au déambulateur et au fauteuil roulant. Le tout avec le même personnage qui grandit puis vieillit. La théorie de l’évolution des espèces n’est pas loin !

A chaque page, de très jolis dessins, des petits animaux sont mis en scène.

On adore absolument !!!!

Album publié à L’école des Loisirs.