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Petite taupe ouvre-moi ta porte !

Gros coup de coeur de Loulou pour cet album des éditions Auzou. Depuis que nous l’avons acheté, il faut le raconter chaque soir !

La petite taupe est bien au chaud chez elle. Dehors, il neige.

Soudain, on frappe à la porte.

C’est la grenouille qui a bien trop froid pour rester dehors.

Toc, toc, toc ! Un nouvel invité arrive : l’écureuil. Viendra ensuite le blaireau.

La petite taupe les reçoit tous jusqu’à ce que le loup frappe aussi à la porte…

Tous les animaux s’unissent alors pour le ligoter.

La petite taupe prépare un bonne soupe et ils la partagent tous. Même le loup a le droit à une paille pour pouvoir profiter de la soupe sans que l’on défasse ses liens !

Un très joli album rythmé par le refrain du « toc, toc, toc ». De jolis dessins que l’on doit regarder plusieurs fois (le loup apparaît dès le début mais, à la première lecture, nous ne l’avions pas vu, caché derrière un arbre). Une jolie histoire d’amitié.

Un album pour les petits qui deviennent grands : un peu plus de texte mais pas encore trop. Juste de quoi retenir leur attention !

Album publié aux éditions Auzou.

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Acte I, scène 1

Elle était drôle cette photo choisie par Leil.

Alors qu’elle ne l’est pas, curieusement, elle m’a fait penser à une pièce classique. Toute ressemblance avec Les Caprices de Marianne de Musset n’est donc pas fortuite.

©Kot

– Giovanni, descends !

– Faudrait savoir ce que tu veux !

– Je veux que tu descendes.

– D’accord mais, ne viens pas pleurer si je la manque.

– Tu arriveras à la voir même si tu n’es pas perché à ce réverbère :  elle n’est pas minuscule. Et puis, je doute qu’elle apprécie de se faire remarquer par un énergumène suspendu au-dessus du sol.

– Dis-moi, tu as l’air de bien la connaître pour quelqu’un qui ne veut pas lui parler…

– Je sais qu’elle est discrète, belle, élégante. Je sais aussi qu’elle ne m’a jamais vu, jamais adressé un mot pas plus qu’un regard. Je sais que jamais je ne pourrai lui dire ce que je ressens.

– C’est là que j’interviens !

– C’est ça. Mais, vu la technique adoptée aujourd’hui, je doute que ce soit la bonne solution.

– Arrête, les femmes je les connais ! Ta Marie-Anne ne fera pas exception. Giovanni connais les femmes. Marie-Anne est une femme. Donc… je te laisse deviner la fin. Je lui parlerai à ta place. Je lui devoilerai ton coeur et nous conviendrons d’un rendez-vous. Son mari n’en saura rien.

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Muffin banane-chocolat

Muffin encore ! On garde la même base et on rajoute ce que l’on veut. Aujourd’hui : banane-chocolat.

Recette d’automne du muffin, testée ce matin.

Ingrédients :

  • 250 g de farine (ma préférée : petit épeautre)
  • 100 g de sucre
  • 125 g de beurre
  • 20 cl de lait
  • 1 sachet de levure
  • 1 oeuf entier
  • 1 pincée de sel
  • 2 bananes
  • 100g de pépites de chocolat

Recette :

  • Préchauffer le four à 180°.
  • Mélanger farine, sucre, levure, oeuf, lait et sel dans un saladier.
  • Pendant ce temps dans une casserole faire fondre le beurre.
  • Quand le beurre est fondu, le verser dans le saladier.
  • Mélanger.
  • Couper les bananes en deux puis en rondelles (pour des morceaux plus petits).
  • Les ajouter dans le saladier.
  • Mélanger.
  • Ajouter les pépites de chocolat.
  • Mélanger.
  • Placer le mélange dans les moules à muffin.
  • Enfourner pendant 25 mn.

C’est prêt !

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Super Bobo

C’est définitif : on est fan de Benoît Charlat !!!

Super Bobo s’est fait un super Bobo au doigt : impossible de ranger sa chambre.

Pas de chance, cette fois, il se blesse à la tête : impossible de s’habiller.

Suivent d’autres bobos plus horribles les uns que les autres.

Bref, il ne peut aller à l’école… Il reste au lit.

Mais alors, qui va bien pouvoir manger de la brioche au chocolat ?

D’un seul coup, Super Bobo va beaucoup  mieux !

Un super album, super rigolo !!!

Album publié à L’école des loisirs.

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Dernière demeure

La photo choisie par Leil était très belle, comme chaque lundi.

©Kot

Je sais, c’est dur mais, on lui doit bien ça. Tu sais. Il le savait lui aussi. On ne pouvait pas continuer comme ça tous les trois. Jules et Jim c’est bien mais, seulement chez Truffaut. On s’aimait. Sans doute trop. Du coup, tôt ou tard, l’un de nous se serait senti lésé, délaissé, trahi. Mis sur la touche. Il a préféré partir avant. Pour qu’on reste sur une belle image. Lui souriant. Nous, aimant. Alors, on lui doit ça. Et puis, si on ne le fait pas, on devra se séparer. Tôt ou tard là aussi. On s’en voudrait. On ne se dirait plus rien mais ce secret resterait entre nous. Alors, il le faut. On va le faire en douce comme on a toujours tout fait. En douce, en douceur. On ne s’est jamais posé de questions. Tout a toujours coulé de source depuis le départ. Pas de jalousie. Pas de compte à rendre. Liberté. Egalité. Fraternité. Non, je rigole. Tu sais bien que ce lien entre nous, c’était plus que ça. Plus fort que les liens du sang. Quelque chose d’indicible. D’inépuisable. D’absolu. A la vie, à la mort. Alors, maintenant qu’il n’est plus là. Qu’il ne reste plus que cela de ce corps que l’on a aimé, chéri, caressé, embrassé. Qu’il n’y a plus entre nous que cette boîte pleine de cendres. Il le faut, on va le faire. Là où on s’est rencontrés. Là où tout a commencé. Là où il veut rester et en même temps partir. Il prendra son envol. On va donc grimper jusqu’à la Basilique et on soufflera ensemble. Comme si on faisait un voeu. D’ailleurs, on en fera un. Et il se réalisera parce que tu le sais, il sera toujours avec nous. Sèche tes larmes. Il n’aurait pas aimé cela. Il faut qu’on accomplisse ce qu’il voulait. Jusqu’au bout. Il prendra son envol près du Sacré Coeur. Dans ce quartier de Montmartre qu’on aimait tant. Dont on a parcouru les rues, les escaliers, les marches en riant comme des enfants. En s’aimant comme des fous. Et il y aura toujours un peu de lui où que l’on pose nos yeux, où que nos chemins nous mènent. Je t’aime Julie. Autant que j’ai aimé Léo. Autant qu’il m’a aimé et qu’il t’a adorée. Sèche tes larmes. On est arrivés.