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La saucisse de Cornichou

Chouette ! Aujourd’hui, pour le déjeuner, Cornichou a le droit a son plat préféré : une saucisse et des petits pois.

Mais, le bonheur est de courte durée : sa maman coupe la saucisse en 5 morceaux… Quelle horreur ! Cornichou, ce qu’il veut, c’est une saucisse entière ! Il trépigne, il pleure, il hurle, les petits pois volent. Sa maman (bien gentille !) recolle les 5 morceaux mais, ça ne convient toujours pas à Cornichou qui est écarlate à force de s’égosiller.

Pour ramener le calme et la sérénité, sa maman lui donne donc une nouvelle saucisse.

Cornichou retrouve le sourire et demande à sa maman : « Tu peux me couper ma saucisse ? »

L’album s’achève là, on ne connaît donc pas la réaction de la maman… 🙂

En tout cas, un album qui amuse beaucoup Loulou !

Album publié à L’Ecole des loisirs.

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Bella Ciao d’Eric Holder

Le « héros » de Bella Ciao est écrivain. Il n’a pas écrit une ligne depuis bien longtemps, préférant la bouteille à la plume. Un jour, sa femme lui dit simplement « j’en ai assez ». Il quitte alors le domicile conjugal et devient ouvrier agricole. Il découvre la douleur, un travail parfois abrutissant, des patrons brutaux. Cette plongée dans un univers qui n’était pas le sien sera l’occasion pour lui de mieux se connaître, de redécouvrir l’amour des livres, de la littérature, de soi. Il se rapprochera peu à peu de celui qu’il a été, de ceux qu’il a aimés. La lettre qu’il écrira à sa fille, premier pas d’un retour vers la littérature, est magnifique.

C’est un très beau roman : sobre, réaliste, touchant. Une histoire de résurrection.

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Le déclin de l’Empire

Drôle de photo cette semaine chez Leil.

©Kot

et voici mon texte :

Ca y est, là, c’est clair , on est en retard. Quelle idée aussi de choisir ce costume !

« Je veux être un chevalier ! » Chouette, facile, pour une fois que Thomas se montrait raisonnable. Une épée en bois, une cape. Une couronne ou un heaume à la rigueur. Enfin quoi, ça aurait eu de la gueule ! Mais, non, à même pas 8 ans, il veut être un chevalier de l’Empire. Moi, naïf, je lui dis « Romain ? » Rhaa, la, la, il m’a ri au nez… comment j’aurais pu savoir que mon neveu est un fan de Star Wars… Si j’avais su, jamais je n’aurais accepté de l’accompagner à ce goûter d’anniversaire pour gnomes costumés…

Enfin, ça c’est pas tout à fait vrai parce qu’en fait, c’est la seule et unique solution que j’ai trouvée pour entrer en contact avec Madame Calvino… Remarquez, je ne sais pas si on dit encore Madame, ni Calvino, vu qu’elle a quitté son mari…

Bref, faut qu’on accélère, on va se faire repérer en arrivant alors que justement j’espère me faire repérer autrement que par un retard. Déjà, faudra pas qu’elle regarde mes pieds ! Après avoir payé ce fichu déguisement et mon costume , il ne restait plus rien pour des mocassins  assortis. Ca aurait été classe…

Logiquement, elle sera occupée, je lui proposerai de l’aide et elle sera  tellement reconnaissante de trouver un mâle pour gérer tous ces mômes de huit ans déchaînés qu’elle me tombera dans les bras. Alors, les baskets, elle n’apercevra même pas leur couleur !

Bon, ça y est, le feu passe au vert, on traverse, on remonte le boulevard Carnot. 17, 19, 21. On y est ! Le nom sur la boîte aux lettres a changé. C’est bien ce que je pensais : adieu madame Calvino et bonjour « mademoiselle liberté » !

Je jette un oeil au costume de Thomas, il est en place. Je ne sais pas s’il parvient à respirer là-dessous. Peu importe. Le mien, nickel, comme d’hab. Allez, je sonne !

–  » Bonjour. Vous êtes ? L’oncle de Thomas… Il doit y avoir une petite méprise. Attendez une minute. Clara ! Ma chérie !!! Clara, regarde, Thomas et son oncle… Tu ne leur avais rien dit ? »

La petite fait non de la tête.

– Vraiment, je suis désolée… La fête d’anniversaire a été annulée. Notre avion décolle dans deux heures. Je pars en voyage de noces à Venise et Clara nous accompagne. Comment manquer une telle destination ? »

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Je suis là.

Cette semaine, Leil avait choisi une photo souriante.

©Kot

Voilà mon texte, écho à celui-là:

424. Voilà le nombre exact des jours qui l’avait séparée de Manon.

Le plus difficile avait été cela : ne plus voir Manon. La toucher, la sentir, l’embrasser, la câliner, la gronder, lui apprendre, en apprendre d’elle. Tout ce qui fait le quotidien et qu’on ne remarque même plus lui avait manqué cruellement pendant 424 jours.

Une fois la décision prise, il avait fallu s’y tenir. Partir loin afin de ne croiser aucun visage connu. Partir loin afin d’éviter que Manon ne voit ce qu’elle était devenue :  non plus une mère mais un fantôme de mère. 15 kg de moins. Les médecins n’en revenaient pas ! Elle n’était déjà pas épaisse mais, là, elle était devenue transparente. Elle avait vomi après chaque séance de chimio puis, la vue de la nourriture avait commencé à la dégoûter, l’odeur, jusqu’à la pensée de la nourriture… Elle avait tant changé : plus de cils, plus de sourcils, plus de cheveux. Un foulard sur la tête qui montrait ce qu’il voulait cacher aux yeux de tous : un crâne lisse.

La seule chose qui l’avait retenue de ce côté-ci avait été la pensée qu’un jour elle pourrait pousser la porte de la librairie de ses parents et dire simplement « je suis là ». Elle  avait imaginé les rires, les embrassades.

Avant d’en arriver là, elle avait dû se battre, se remplumer, laisser du temps au temps. 424 jours ont passé. Elle n’aura pas vu Manon pendant ce temps-là, elle n’aura pas entendu sa voix, senti son odeur.

C’est peut-être pour ça que ses mains tremblent un peu, là, sur le trottoir en face de la librairie. Mais, le petit visage qu’elle aperçoit derrière la vitrine lui fait passer un sourire sur les lèvres. Ca y est. Manon l’a vue. Manon la voit. Alors, simplement, juste pour elle, elle murmure : « Je suis là ».

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Le temps suspendu de Valeria Parrella

Maria  est professeur dans une école réservée aux adultes qui suivent des cours du soir afin de décrocher le brevet des collèges. La quarantaine, elle accouche d’une petite fille alors qu’elle n’en est qu’à 6 mois de grossesse.

Commence alors la longue attente : « le temps suspendu ». Maria découvre le service de néonatologie et ses rituels (lavage des mains, bip des machines, intervention des infirmières, passage des médecins…). Une solidarité se tisse entre toutes les mères qui, pourtant, n’ont rien de commun au départ.

Par de fréquents retours en arrière, le lecteur en apprend davantage sur Maria. Elle a tout fait pour s’extraire de son milieu, vivre en ville, poussée en cela par ses parents qui ont fait des sacrifices pour lui payer des études.

Certaines références à la culture ou la politique italienne m’ont sans doute fait défaut à la lecture mais cela n’entrave en rien le plaisir que l’on prend à cette lecture.

Une petite phrase revient régulièrement dans le texte : « Vous savez ? ». Cette question est celle que le médecin lui a posée avant que ne naisses son bébé. Maria se réveille chaque nuit en l’entendant à nouveau et en cherchant la réponse qu’elle aurait dû donner.

L’écriture est rapide, pas de longues descriptions larmoyantes des bébés. On sent toute la tension qui habite Maria, tiraillée entre un amour maternel naissant et la volonté d’en finir avec tout cela. Les passages dans lesquels Maria retrouve ses élèves sont tout à la fois amusants et touchants.

Un beau roman.

Roman publié au Seuil.

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Où est ma maison ?

Kang, le petit kangourou, a perdu sa maison ! Il part à sa recherche et les animaux qu’il va rencontrer vont tous lui expliquer qu’il n’a pas sa place avec eux. Kang poursuit donc son chemin jusqu’à ce qu’il rencontre le terrible crocodile qui le menace de le croquer… Kang appelle alors au secours et, ouf !, sa maman arrive pour lui faire retrouver sa maison : la poche qu’elle a sur le ventre. Tout se termine donc bien par un gros câlin.

Un joli album d’Alain Chiche qui permet de découvrir l’habitat des animaux et leur cri.

Album publié chez Casterman.