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J’ai chaud…

Un album de circonstance chez nous depuis quelques jours !

Le pingouin se promène : il a bien trop chaud… Ouf, un peu d’ombre ! Il en profite et s’allonge mais, on se rend compte qu’elle lui a été faite par un autre animal qui, lui aussi, souffre de la chaleur. Ils poursuivent donc leur route tous les deux jusqu’à ce qu’ils trouvent à nouveau un peu d’ombre et, ainsi de suite.

Le nombre d’animaux va augmenter, ils vont se suivre à la queue leu leu jusqu’à finalement trouver quelque chose qui les rafraîchisse tous vraiment mais, chut ! je ne dévoilerai pas la chute !

Un très bel album qui fonctionne sur le système des poupées russes.

Album publié à L’Ecole des loisirs.

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Rond et Ronron à la plage

Retour des petits copains que Loulou aiment bien. C’est de saison et l’on retrouve Rond, Ronron, Tout-Grand, Tout-Petit et Tout-Gros à la plage.

Sur chaque double page, un grand volet à soulever qui permet de découvrir une activité que l’on peut faire à la plage : construire un château, ramasser des coquillages, manger des glaces…

Chacun des éléments découverts est à toucher. Ainsi, le château est en papier de verre pour mieux imiter le sable, le coquillage découvert par Tout-Petit est en tissu brillant comme la nacre, etc.

L’album est d’un grand format pour mieux laisser se déployer les volets et les illustrations très colorées.

Un album d’été très sympa !

Album publié chez Gründ.

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One man show de Nicolas Fargues

Je n’avais jamais lu de roman de Nicolas Fargues. Maintenant, c’est chose faite et je n’ai pas été déçue.

 One Man Show est une satire du milieu éditorial littéraire parisien et du métier tant convoité et rêvé d’écrivain.

Son personnage principal, Christophe Hostier, est narcissique et mégalomane. L’un de ses romans a connu un succès qui lui permet de vivre de sa plume. Il se voit confier la présentation d’une émission littéraire par un producteur en vogue. L’écrivain quitte alors femme et enfants pour rejoindre Paris le temps d’un tournage pour ensuite filer en avion à Montréal où son roman doit être adapté au théâtre.

Les écrivains mondains ne sont pas épargnés dans ce roman où l’on assiste notamment à une soirée « littéraire » où il est question de comparaison entre les différents salons littéraires : lesquels paient le mieux ? , où mange-t-on le mieux,?  peut-on échanger ses tickets-repas ? Bref on est bien loin de la Littérature.

Le milieu de la télé n’est pas non plus épargné : règne des apparences, du superficiel, du jeunisme.

Ce que j’ai préféré c’est sans doute l’envol vers les Etats Unis idéalisés ainsi que la rencontre improbable que fait le romancier dans un train au début du roman. Les nombreuses citations faites par le héros qu’elles proviennent de films, d’interviews, de séries télévisées sont également un aspect original et amusant du roman.

L’ironie du personnage, sa mauvaise foi sont aussi traitées de façon assez intéressante, Nicolas Fargues faisant se succéder réalité et pensées du personnages ou bien encore laissant apparaître ses fantasmes, ce qui aurait pu être.

Ce passage est une clé pour comprendre le personnage et ce roman qui semble une mise en abyme de lui-même (ce roman que nous lisons n’est-il pas celui que le personnage transporte tout au long du roman et que est publié lorsque le roman s’achève ?) :

« Je ne suis pas très fort pour imaginer des situations pas possibles, avec du suspense, ou même des histoires bien construites avec un début et une fin, comme dans les films. J’écris juste ce que je pense, ce qui me passe par la tête, ma façon de voir les choses et les gens… De quoi ça parle ? Comment dire, euh, en gros, c’est un gars qui essaye d’explorer à fond ses mauvais côtés, ses mauvaises tendances, sans rien se cacher. Quelqu’un que les gens croient gentil et qui, en fait, est très mauvais dans sa tête. Alors, il pense qu’en essayant de bien regarder en face tous ses défauts, ça l rendra meilleur. Pour se rassurer, il se dit même que, puisqu’il a la chance de pouvoir prendre conscience de ses défauts, c’est peut-être qu’il n’est pas si mauvais que ça au fond. Plus généralement, ça parle de la lâcheté de la plupart des mecs par rapport aux femmes et par rapport à la vie. En fait, j’essaie d’avouer en tant que mec ce qu’un mec n’osera jamais avouer sur lui-même. Parce que je suis sûr qu’il y a plein de mecs qui pensent comme moi mais qui n’en parlent à personne.J’ai meême un peu peur des réactions de ma femme, de ma famille et de mes amis quand ils liront le bouquin, mais c’est comme ça. Voilà, on peut dire que c’est un peu tout ça, ce livre… » (Folio, p.48/49)

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Ca sent bon dit Lulu

Voilà un album qui m’a fait penser à La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules de Philippe Delerm.

Ici, il s’agit dévoquer les senteurs quotidiennes perçues par les petits : les  fleurs du jardin, la couette fraîchement lavée, la fumée des bougies d’anniversaire, le poulet rôti, etc …

Un petit personnage, Lulu, très sympa, tout en rondeur, tout en douceur. De très jolies illustrations. Des couleurs tendres et un format adapté au sac de maman !

Album publié chez Albin Michel Jeunesse.

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Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

Après trente ans de mariage, Mia est abandonnée par son mari. Il suggère une « Pause », euphémisme pour désigner sa maîtresse.

Mia sombre pour quelques temps dans la folie puis part pour le Minnesota rejoindre sa mère qui vit dans une maison de retraites entourée d’un groupe de femmes plus extraordinaires les unes que les autres, les Cygnes.

Mia, poétesse, est chargée de s’occuper d’un groupe d’adolescentes. Elle anime pour elles un atelier d’écriture. Celui-ci permettra à chacune de ces jeunes filles de révéler un aspect de sa personnalité.

Dans son « exil » loin des hommes, elle loue une maison proche de celle d’un jeune couple qui vit une relation assez houleuse. et conflictuelle. Mia se lie d’amitié avec sa voisine et partage avec elle des moments d’échange, de partage, d’intimité.

Toutes ces rencontres féminines, de l’adolescente à la nonagénaire, lui renverront une image d’elle-même lui permettront d’avancer dans sa convalescence amoureuse.

Le roman est étrange. La narratrice s’adresse au lecteur, s’interrompt pour des digressions poétiques ou scientifiques.

Les portraits de femmes y sont très beaux et permettent de dresser un joli panorama de l’évolution de la condition féminine.

Roman publié chez Actes Sud.

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Quand je serai grand, je serai… de Sylvain Diez

Le personnage principal de cet album : un hippopotame. Sur la première page, il apparaît avec une tétine et une couche culotte. En  vis-à-vis on peut lire « Quand je serai grand, je serai… »

Page suivante, le personnage dans la même position mais cette fois dans un costume de pompier : « Quand je serai grand, je serai pompier… mais, j’ai peur de la chaleur ».

Il va donc s’inventer toutes les professions les plus diverses : cosmonaute, pilote de ligne, super-héros, chirurgien, etc… mais, à chaque fois, il trouvera une bonne raison pour ne pas exercer le métier proposé. Finalement, il trouvera la solution : il sera comédien !  Ainsi, il pourra assumer tous ces rôles sans courir aucun risque.

Pour l’instant, Loulou, 22 mois,  est trop petit pour comprendre l’humour de cet album mais, il aime le refrain que l’on retrouve à chaque page. Les dessins sont simples et mettent en valeur le personnage et son costume puisqu’il n’y a jamais de décor. Les pages sont épaisses et lui permettent de manipuler le livre sans problème.

Un album à découvrir !

Album publié aux éditions Thomas jeunesse.