La délicatesse de D. Foenkinos

La quatrième de couverture m’avait plu, ce que j’en avais lu ici ou là m’avait donné envie de découvrir ce roman, d’autant que le bandeau annonçant un roman récompensé par dix prix littéraires était assez alléchant.

Nathalie est amoureuse, heureuse. Elle se sent presque trop heureuse parfois. Alors quand survient le drame, la disparition accidentelle de son mari, elle s’abrutit dans le travail et renonce à l’amour. Le destin et la vie lui feront changer de chemin.

J’ai beaucoup aimé certains aspects de ce roman : les interventions du narrateur, les notes de bas de page comiques ou ironiques, les interruptions de la narration pour nous donner des éléments « essentiels » comme les paroles d’une chanson de Souchon ou la date de sortie d’un film. L’histoire, elle aussi, est intéressante. On veut savoir comment Nathalie va poursuivre seule sa route et si le fameux Markus pourra la séduire.

Au final, il reste une lecture agréable. Pas un grand roman mais une jolie pause. A découvrir en vacances ou lorsque l’on est un peu fatigué.

Premières lignes :

« Nathalie était plutôt discrète (une sorte de féminité suisse). Elle avait traversé l’adolescence sans heurt, respectant les passages piétons. A vingt ans, elle envisageait l’avenir comme une promesse. Elle aimait rire, elle aimait lire. Deux occupations rarement simultanées puisqu’elle préférait les histoires tristes. L’orientation littéraire n’étant pas assez concrète à son goût, elle avait décidé de poursuivre des études d’économie. Sous ses airs de rêveuse, elle laissait peu de place à l’à-peu-près. Elle restait des heures à observer des courbes sur l’évolution du PIB en Estonie, un étrange sourire sur le visage. Au moment où la vie d’adulte s’annonçait, il lui arrivait parfois de repenser à son enfance. Des instants de bonheur ramassés en quelques épisodes, toujours les mêmes. Elle courait sur une plage, elle montait dans un avion, elle dormait dans les bras de son père. Mais elle ne ressentait aucune nostalgie, jamais. Ce qui était assez rare pour une Nathalie. « 

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5 réflexions sur “La délicatesse de D. Foenkinos

  1. Enfin tu l’as lu!!!
    C’est vrai, une jolie pause, et un auteur des plus sympathiques, très comédien…
    Pour prolonger cette lecture, à voir, tout aussi « frais » que le roman, « 500 jours ensemble »; ou comment un roman et un film qui sortent presque au même moment se rejoignent…

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