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Léon et Célestin

Voilà un joli album tant par l’histoire que par les très jolis et tendres dessins.

L’ours Léon rêve de devenir patineur depuis qu’il a vu des champions à la télévision. Il s’entraîne, s’entraîne, quitte à oublier son petit copain Célestin.

Heureusement l’amitié est toujours la plus forte sur la banquise.

Loulou est encore trop petit mais cet album est trop joli donc, j’ai craqué. Il plaira par contre à tous les petits loups à partir de 3 ans !

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Enquête sur la disparition d’Emilie Brunet

Voilà un roman policier peu ordinaire…

Achille Dunot est considéré comme « le meilleur enquêteur de la région ». Son ami, le commissaire Henri Gisquet, lui demande de l’aide dans une enquête concernant la disparition d’une femme, Emilie Brunet. Celle-ci n’a plus donné signe de vie depuis une randonnée avec son amant. Tous les soupçons se portent sur le mari de la victime, Claude Brunet, un brillant neurologue. Ce dernier a été torturé par un policier alors qu’il venait signaler la disparition de son épouse. Depuis, il prétend ne pas se souvenir du jour fatidique. Cette amnésie le rapproche d’Achille Dunot qui, lui aussi, souffre de ce trouble depuis qu’il a été assommé par une anthologie consacrée à l’oeuvre d’Agatha Christie. Ainsi, chaque matin, il se réveille en ayant totalement oublié ce qu’il a fait ou vu la veille. Cette faiblesse le contraint à tout noter dans un cahier que nous avons en notre possession. Nous suivons donc les avancées de Dunot, ses doutes, ses questionnements à travers ces pages qui se présentent sous la forme d’un journal avec ses ratures, ses blancs. Pour se remémorer des visages de ceux qu’il interroge, il utilise des comparaisons avec des personnages des romans d’Agatha Christie. Il cherche souvent à imiter les raisonnements d’Hercule Poirot.

Le dénouement est à l’image du roman : un puzzle qu’il convient au lecteur d’assembler, quitte à devoir relire une partie de l’oeuvre.

Enquête sur la disparition d’Emilie Brunet est un roman intelligent, hommage au roman policier, à l’oeuvre d’Agatha Christie.

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Quand j’étais normal

Gilbert Bratsky travaille pour une agence de presse. Il entretient une relation épisodique avec ses parents. Il se contente d’une liaison particulière avec une jeune femme au visage de madone.

Tout est modifié au cours de l’été 2003 pendant que la canicule s’abat sur Paris. Il apprend par hasard que son père, vieux et malade, monte un atelier de théâtre dans la banlieue parisienne, dans le 9-3. Cela le perturbe un peu car il sait que son père est un doux rêveur et, qu’avec sa mère, ils forment un couple d’utopistes. Mais l’affaire se corse un peu plus lorsqu’il découvre que son père est secondé par un ancien camarade de classe, Didier Leroux. Ce dernier a fait preuve de violence et de sadisme par le passé et Gilbert s’inquiète encore plus pour ses parents. Il commence alors à recevoir des courriels menaçants. Qui en est l’auteur ? Il est persuadé qu’il s’agit de Didier.

La moiteur de cet été rend l’atmosphère encore plus étouffante. La paranoïa ne cesse de croître. Le narrateur ne sortira pas indemne de cette aventure qui concerne sa famille, sa judéité, son passé.

J’ai beaucoup aimé ce roman court mais dense.